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19 août 2025La fiscalité applicable aux plus-values immobilières dans le cadre des successions fait l’objet de profondes réflexions au sein du gouvernement français. Alors que le projet de loi de finances pour 2025 est en cours d’examen, plusieurs amendements visant à assouplir la taxation des transmissions patrimoniales ont été déposés. Ces modifications, si elles étaient adoptées définitivement, auraient un impact significatif sur des millions de foyers français confrontés à la transmission de biens immobiliers. L’enjeu est d’autant plus important que le patrimoine des ménages français reste majoritairement constitué d’immobilier, avec près de 60% de la valeur totale du patrimoine des ménages selon l’Insee.
Les Français sont particulièrement attentifs à ces évolutions fiscales, d’autant plus que les prix de l’immobilier ont connu une forte progression ces dernières années, augmentant mécaniquement les plus-values réalisées lors des successions. Selon les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques, le prix moyen au mètre carré a augmenté de plus de 50% en dix ans dans de nombreuses zones urbaines, ce qui se traduit par des plus-values importantes lors des transmissions successorales.
Les mécanismes actuels de taxation
Le calcul de la plus-value immobilière dans le cadre d’une succession repose sur une formule précise qui prend en compte plusieurs éléments déterminants. La plus-value taxable correspond à la différence entre la valeur vénale du bien au moment de la succession et son prix d’acquisition initial, augmenté des frais d’acquisition et des travaux importants qui ont accru la valeur du bien. Cette base imposable est ensuite soumise à un régime fiscal spécifique qui diffère selon la nature du bien et la relation entre le défunt et les héritiers.
Dans certains cas, les héritiers peuvent également envisager d’acquérir un bien saisi par la banque, ce qui peut influencer la valeur vénale et les calculs fiscaux liés à la succession.
La valeur vénale au moment de la succession constitue un élément clé du calcul, car c’est cette valeur qui sert de référence pour déterminer le montant de la plus-value. Contrairement à une vente classique, cette valeur est déterminée par l’administration fiscale et non par un prix de transaction réel, ce qui peut parfois générer des désaccords entre les héritiers et le fisc.
Le barème d’imposition applicable aux plus-values immobilières dans le cadre des successions est particulièrement complexe. Actuellement, les plus-values sont taxées à hauteur de 36,2% au total, comprenant à la fois l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Ce taux peut être réduit grâce à des abattements dépendant de la durée de détention du bien. Plus la durée de détention est longue, plus l’abattement est important, jusqu’à atteindre une exonération totale après 30 ans de détention.
Il est important de noter que la durée de détention commence à courir à partir de la date d’acquisition par le défunt, et non à partir de la date de la succession. Cela signifie qu’un bien détenu depuis de nombreuses années par le défunt bénéficiera d’abattements importants, même si les héritiers décident de le vendre peu de temps après le décès.
Les évolutions législatives à surveiller
L’augmentation de l’abattement en ligne directe
Deux amendements au projet de loi de finances pour 2025 proposent d’assouplir la fiscalité applicable aux transmissions de patrimoine, avec un impact direct sur la taxation des plus-values immobilières en succession. Le premier amendement vise spécifiquement à réformer la fiscalité sur les donations et les successions afin de favoriser les transmissions en ligne directe. Actuellement, les transmissions entre ascendants et descendants sont taxées selon un barème progressif dont les taux s’échelonnent de 5% à 45%, sous déduction d’un abattement de 100 000 euros par bénéficiaire et par tranche de dix ans.
Le texte proposé prévoit de relever cet abattement à 120 000 euros pour les donations et les successions en ligne directe. Selon ses auteurs, cette mesure permettrait de mieux soutenir la transmission anticipée du patrimoine et privilégierait la mobilité intergénérationnelle des capitaux. Le relèvement de l’abattement serait également justifié par la nécessité de compenser la forte hausse des prix de l’immobilier constatée ces dernières années, le patrimoine des Français de la classe moyenne étant principalement constitué de cette classe d’actifs.
Cette modification, si elle est adoptée définitivement, aurait un impact significatif sur les familles confrontées à la transmission de biens immobiliers, en particulier dans les zones auxquelles les prix ont particulièrement augmenté. Les experts estiment que près de 70% des successions concernant des biens immobiliers pourraient bénéficier de cette mesure, réduisant ainsi substantiellement le montant des droits de succession à payer.
Les modifications par rapport à l’assurance-vie
Le second amendement porte sur la fiscalité de l’assurance-vie dans le cadre des successions. Actuellement, les sommes versées sur un contrat d’assurance-vie avant 70 ans bénéficient d’un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire, tandis que les versements effectués après 70 ans sont soumis à un abattement de 30 500 euros. Cet amendement propose d’assouplir ces règles, bien que les détails précis n’aient pas encore été finalisés.
Il est également conseillé de se renseigner sur les aides de l’État disponible pour financer sa porte d’entrée, qui peuvent compléter efficacement un projet de rénovation ou d’amélioration du logement.
Il est important de comprendre que cet abattement s’applique une seule fois par assuré, quel que soit le nombre de bénéficiaires. Au-delà de ce seuil, la partie taxable est réintégrée dans la succession et soumise aux droits de succession selon le lien de parenté avec le bénéficiaire. Par exemple, si une personne verse 50 000 € sur un contrat d’assurance vie à 72 ans et que le contrat vaut 200 000 € au moment de son décès, seule la somme de 50 000 € est examinée fiscalement. Après application de l’abattement légal de 30 500 €, seuls 19 500 € seront soumis aux droits de succession, tandis que les 150 000 € de plus-values sont totalement exonérés.
Les exonérations possibles
La résidence principale et les conditions d’exonération
Certaines situations permettent d’obtenir des exonérations totales ou partielles de la taxation des plus-values immobilières en succession. L’une des plus importantes concerne la résidence principale du défunt. Éric Lombard, ministre de l’Économie, a récemment précisé les conditions d’exonération de la plus-value immobilière lors de la première cession d’un logement servant à l’acquisition de sa résidence principale.
Ces précisions ont été apportées à l’occasion d’une question posée par Madame Angélique Ranc, députée de l’Aube, qui souhaitait savoir s’il existait un délai minimal de détention de la nouvelle résidence principale pour bénéficier de l’exonération. Le ministre a rappelé que l’exonération était subordonnée à la condition que le cédant ne soit pas, au jour de la cession, directement ou par personne interposée propriétaire de sa résidence principale et qu’il ne l’ait pas été non plus au cours des quatre années précédentes.
L’exonération d’impôt sur la plus-value réalisée lors de la première cession d’un logement autre que la résidence principale ne peut s’appliquer que si le réinvestissement dans l’acquisition ou la construction d’une résidence principale intervient dans les 24 mois suivants. Une clarification importante est qu’aucune condition n’est prévue concernant la durée de détention de cette nouvelle résidence principale, ce qui offre une certaine flexibilité aux héritiers.
Les cas spécifiques selon l’âge du défunt
L’âge du défunt au moment des versements sur certains supports d’investissement peut également influencer la taxation des plus-values en succession. Pour simplifier, tous les gains et intérêts générés après 70 ans sont entièrement exonérés de droits de succession lorsqu’ils proviennent de contrats d’assurance-vie. Ils n’entrent donc pas dans l’assiette taxable de la succession, ce qui représente un avantage fiscal majeur pour les personnes âgées souhaitant transmettre leur patrimoine.
Cette règle s’applique aussi aux donations réalisées après 70 ans. Les personnes âgées de plus de 70 ans peuvent ainsi optimiser leur transmission patrimoniale en utilisant judicieusement ces dispositifs fiscaux. Il est bien documenter les dates des versements et de conserver toutes les justifications nécessaires pour faire valoir ces exonérations auprès de l’administration fiscale.
Il convient de respecter la superficie légale minimale pour une pièce de nuit afin de garantir la conformité du logement lors de toute transmission ou donation.
Conseils pratiques pour optimiser sa succession
Planifier ses donations en amont
La planification successorale doit commencer bien avant le décès du défunt pour optimiser la taxation des plus-values immobilières. Les donations entre vifs constituent un outil précieux pour réduire l’assiette taxable de la succession future. En profitant des abattements successoraux tous les dix ans (100 000 euros actuellement, potentiellement 120 000 euros en 2025), il est envisageable de transférer progressivement son patrimoine immobilier tout en minimisant les droits de succession.
La transmission progressive du patrimoine permet aussi de bénéficier des abattements sur la plus-value immobilière liés à la durée de détention, même si le bien est transmis par donation. Il est recommandé de consulter un notaire ou un conseiller fiscal pour élaborer un calendrier de donations adapté à sa situation personnelle et familiale, en tenant compte des évolutions législatives prévisibles.
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