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21 octobre 2026Multiplier ses rosiers sans dépenser un centime, voilà ce que permet la bouture. La technique demande un peu de patience, mais elle reste accessible à tout jardinier motivé, même débutant. Voici comment prélever, préparer et planter vos boutures pour obtenir de nouveaux plants sains.
La méthode en bref pour bouturer un rosier
Pour faire une bouture de rosier, il faut prélever un rameau aoûté d’environ 15 à 20 cm, retirer le feuillage sauf les deux feuilles du haut, couper juste sous un œil, tremper la base dans une hormone de bouturage, puis planter dans un substrat léger (terreau et sable) en pot ou en pleine terre. L’enracinement prend généralement six à huit semaines dans un endroit lumineux mais sans soleil direct, avec une humidité constante.
Quand bouturer un rosier ?
Le choix de la saison influence fortement le taux de réussite. Deux périodes se dégagent nettement pour bouturer un rosier avec de bonnes chances de succès.
Bouturage en fin d’été (août-septembre)
C’est la période la plus favorable. Les tiges sont alors aoûtées, c’est-à-dire semi-ligneuses, ni trop tendres ni trop dures, ce qui facilite l’enracinement. Les rosiers viennent de terminer une floraison et disposent encore de réserves suffisantes pour alimenter la formation de racines.
Bouturage au printemps
Il est aussi possible de bouturer au printemps, sur du bois plus jeune. Le taux de reprise est parfois moins régulier qu’en fin d’été, mais la croissance active de la sève à cette saison peut accélérer l’apparition des premières racines chez certaines variétés, notamment les rosiers anciens.
Matériel nécessaire pour bouturer un rosier

Un sécateur bien aiguisé et désinfecté reste l’outil de base pour éviter d’écraser les tiges et de transmettre des maladies. Prévoyez également des godets ou des pots percés, un mélange de terreau et de sable ou de perlite pour drainer, de l’hormone de bouturage en poudre ou en gel, et éventuellement un sac plastique transparent ou une bouteille coupée pour créer un effet de serre.
Méthode étape par étape pour réussir la bouture
Prélever les boutures
Choisissez une tige saine, aoûtée, issue d’une pousse de l’année qui vient de fleurir. Coupez un rameau d’environ 15 à 20 cm en incisant juste au-dessus d’un œil pour la partie haute, et en biseau sous un nœud pour la base. Chaque bouture doit comporter deux à trois yeux au minimum.
Préparer les rameaux
Retirez toutes les feuilles sauf les deux du sommet, que vous pouvez couper en deux pour limiter la transpiration. Éliminez aussi les épines et les éventuels boutons floraux, qui puiseraient de l’énergie inutilement. Trempez la base de la tige dans l’hormone de bouturage pour stimuler la formation des racines.
Planter les boutures
Plantez chaque rameau dans un pot rempli de substrat drainant, en enfonçant environ un tiers de la tige. Tassez légèrement et arrosez sans détremper. En pleine terre, choisissez un emplacement ombragé et abrité du vent, et espacez les boutures de 10 à 15 cm si vous en plantez plusieurs.
Certains jardiniers plantent la base de la bouture dans une pomme de terre crue avant de la mettre en terre. Le tubercule maintient une humidité constante autour de la tige et fournirait quelques nutriments favorisant l’enracinement. Recouvrez ensuite d’une bouteille coupée pour reconstituer un effet de mini-serre.
Astuces pour maximiser la réussite de vos boutures
L’humidité est le facteur le plus déterminant durant les premières semaines. Un sac plastique ou une bouteille en guise de cloche permet de conserver un air saturé autour de la tige sans avoir à arroser trop souvent, ce qui limiterait les risques de pourriture. Pensez à aérer quelques minutes chaque jour pour éviter la condensation excessive et l’apparition de moisissures.
La lumière compte aussi énormément. Une bouture placée en plein soleil se dessèche avant même d’avoir eu le temps de développer des racines. Privilégiez un emplacement lumineux mais tamisé, comme le nord d’un mur ou l’ombre légère d’un arbuste. La température idéale se situe entre 18 et 22 degrés, ce qui explique pourquoi la fin d’été offre souvent de meilleurs résultats que le cœur de l’hiver.
Certains jardiniers utilisent aussi le bouturage sous cloche directement en pleine terre, en enfonçant plusieurs tiges autour d’un pot rempli d’eau qui diffuse une humidité progressive. Cette méthode ancienne fonctionne particulièrement bien avec les rosiers anciens, réputés plus rustiques et plus faciles à bouturer que certaines variétés hybrides modernes.
Comment savoir si la bouture a réussi ?
Les premiers signes apparaissent généralement au bout de trois à quatre semaines. Un léger tirage sur la tige (sans arracher) permet de sentir une résistance signe d’un début d’enracinement, plutôt que de vérifier en déterrant la bouture, ce qui risquerait de casser les jeunes racines fragiles.
L’apparition de nouvelles feuilles ou de jeunes pousses au niveau des yeux constitue le signal le plus fiable de reprise. À ce stade, continuez un arrosage modéré et attendez encore quelques semaines avant de transplanter le jeune rosier dans son emplacement définitif, idéalement au printemps suivant pour laisser le système racinaire se renforcer durant l’hiver.
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