
Comment faire une bouture de rosier étape par étape
26 octobre 2026Entre le premier matin frisquet d’octobre et la tentation de tenir encore une semaine en pull, difficile de savoir quand lancer la saison de chauffe. La bonne réponse ne dépend pas du calendrier, mais de la température dans votre logement, de l’heure et du type d’installation. Voici des repères concrets pour allumer au bon moment, sans gaspiller ni grelotter.
À partir de quelle température allumer le chauffage ?
Le repère le plus simple concerne la température intérieure. Quand le thermomètre de votre salon descend sous 18 °C de façon durable, c’est le moment de lancer le chauffage. Au-dessus, un gilet et une couverture suffisent souvent, surtout si la journée se réchauffe.
L’ADEME recommande de viser 19 °C dans les pièces de vie et autour de 17 °C dans les chambres. Ce sont des températures de consigne, pas des seuils de déclenchement : on allume quand on passe sous 18 °C, puis on règle le thermostat sur la valeur souhaitée. Côté extérieur, la plupart des logements ont besoin de chauffage quand les températures restent sous 12 à 14 °C en journée, avec des soirées autour de 8 °C.
| Situation | Température de consigne conseillée |
|---|---|
| Salon, cuisine, bureau | 19 °C |
| Chambres | 16 à 17 °C |
| Absence de quelques heures | environ 16 °C |
| Absence de plusieurs jours | 12 à 14 °C |
| Longue absence en hiver (hors-gel) | 7 à 8 °C |
Chaque degré compte sur la facture : baisser la consigne de 1 °C de moins réduit la consommation d’énergie d’environ 7 %, selon l’ADEME. Mieux vaut donc ne pas pousser le thermostat à 22 °C par réflexe.
À quelle heure rallumer le chauffage pour éviter la surconsommation ?
Tout dépend de l’inertie thermique de votre logement. Une maison bien isolée en béton garde la chaleur plusieurs heures, alors qu’un appartement mal isolé se refroidit vite. Dans la plupart des cas, il faut lancer le chauffage une à deux heures avant le réveil ou le retour à la maison, pour trouver une pièce déjà agréable.
Un schéma de programmation type fonctionne bien : montée en température vers 6 h, réduction à 16 °C quand tout le monde part, remontée une heure avant le retour, puis baisse à 16 ou 17 °C pour la nuit. Un chauffage coupé complètement oblige à réchauffer les murs, ce qui coûte plus cher qu’un simple ralenti.
Chauffer en continu : fausse bonne idée
Laisser le chauffage à 21 °C jour et nuit ne protège pas la facture. Plus l’écart avec l’extérieur est grand, plus les déperditions augmentent. Un abaissement de quelques degrés pendant les absences et la nuit reste presque toujours plus économique.
Ce qui change la date : orientation, isolation et région

La même température extérieure n’a pas le même effet partout. Un appartement exposé plein sud profite des apports solaires et peut attendre novembre, tandis qu’un logement orienté nord, au rez-de-chaussée, réclame du chauffage dès la mi-octobre. Les étages intermédiaires, protégés par les voisins, gardent mieux la chaleur que les derniers étages sous toiture.
L’isolation joue un rôle aussi décisif : une maison rénovée avec des combles isolés et des fenêtres performantes retarde l’allumage de plusieurs semaines. La région compte aussi. Dans l’Est ou en montagne, la saison de chauffe démarre parfois fin septembre, alors qu’en Méditerranée on peut tenir jusqu’à novembre. Fiez-vous donc à votre thermomètre plutôt qu’à la date de vos voisins.
Les réglages et gestes à faire avant d’allumer
Avant le premier jour de froid, un petit contrôle évite les mauvaises surprises et les surconsommations. Voici les étapes à ne pas oublier :
- Faire entretenir la chaudière : cet entretien annuel est obligatoire et améliore son rendement.
- Purger les radiateurs s’ils restent froids en haut ou gargouillent, pour évacuer l’air qui bloque la circulation de l’eau.
- Dépoussiérer les radiateurs et dégager l’espace devant eux (rideaux, canapé).
- Régler les vannes thermostatiques pièce par pièce et vérifier la programmation du thermostat.
- Contrôler la pression de l’installation, qui doit se situer autour de 1,5 bar à froid sur la plupart des chaudières.
Pensez aussi aux joints de fenêtres et au calfeutrage des portes : quelques euros de matériel limitent les fuites de chaleur, donc le temps de fonctionnement du chauffage.
Chauffage collectif, appoint et quand l’éteindre

En chauffage collectif, vous ne décidez pas de la date : c’est le gestionnaire ou le syndic qui lance la saison de chauffe, souvent à la mi-octobre, selon les températures. Si votre logement est trop froid, signalez-le par écrit, car la température doit rester correcte dès que l’installation est en route. Les robinets thermostatiques vous permettent au moins de régler chaque pièce.
Le chauffage d’appoint dépanne lors d’un coup de froid précoce, mais il pèse lourd sur la facture quand il tourne longtemps. Mieux vaut le réserver à une seule pièce, avec un thermostat intégré, plutôt que de s’en servir comme chauffage principal. Les modèles à combustion mobiles exigent en plus une bonne aération.
Au printemps, le même raisonnement s’applique à l’inverse. Quand la température intérieure reste au-dessus de 19 °C sans chauffage pendant plusieurs jours, ou que la nuit ne descend plus sous 10 °C, vous pouvez éteindre ou passer en mode été. Gardez un oeil sur la météo avant de couper complètement, car un retour du froid fin avril n’est pas rare.
En résumé, allumez quand votre salon passe sous 18 °C, réglez la consigne autour de 19 °C, programmez les montées en température selon l’inertie de votre logement et préparez l’installation avant les premiers froids. Ces quelques habitudes suffisent pour concilier confort et économies d’énergie.
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